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« Le leadership doit être source d’opportunités », Bart Steukers, CEO Agoria

En avril 2021, Bart Steukers a succédé à Marc Lambotte à la tête d’Agoria. À l’époque, il était en poste depuis cinq ans dans une fonction managériale. « Diriger une grande organisation, c’est pratiquer un sport de haut niveau : cela demande de nombreuses qualités : intuition, passion, inspiration, discipline, sincérité, compétences, expertise, esprit out of the box et bien plus encore… »

Voici l’épisode 12 de la série « Le CEO se dévoile ». NextConomy y discute avec des CEO de leur vision de l’avenir du travail. Comment voient-ils le monde du travail et le marché de l’emploi évoluer ? Comment réagissent-ils face aux opportunités et aux menaces ? Quelle est leur vision du monde ?

Au cours de sa longue carrière dans l’informatique, Bart Steukers a été habitué à faire rapport à des dirigeants plutôt « directifs ». Lorsqu’il était General Manager pour l’Europe continentale chez Unisys, le CEO Ed Coleman fut l’un d’entre eux qui recherchaient réellement des opportunités de croissance parmi les membres de son équipe. « C’est le premier qui m’a vraiment incité à vouloir me faire évoluer. Voilà un élément dont je me suis toujours souvenu : quand vous montrez des signes tangibles et honnêtes d’intérêt envers vos collaborateurs, vous obtenez beaucoup en retour. » Tel est aussi désormais son style de leadership. Nous retiendrons de notre entretien passionnant trois conseils prodigués par Bart Steukers aux employeurs et aux chefs d’entreprise.

Nous avons souvent tendance à nous en prendre à nos faiblesses, mais en réalité, nous devrions davantage valoriser nos qualités principales. L’impact est plus important.

  1. Réaliser un plan de compétences

L’accord sur le travail reste une priorité de l’agenda politique. « Il y a par exemple 5 jours de formation individuelle obligatoire pour tous. Ceci me semble être la mauvaise réponse à la bonne question. Au lieu de prévoir de telles initiatives, les entreprises devraient proposer à leurs employés un éclairage plus large sur les compétences requises et les compétences à acquérir. »

Laissez plutôt les entreprises investir dans la « planification des compétences » de leurs collaborateurs. « La formation peut alors constituer, pour certains, un des nombreux palliatifs.

Cette idée correspond bien sûr au propre plan d’action d’Agoria concernant l’avenir du marché du travail : « Aujourd’hui, il nous faut vraiment examiner en profondeur les compétences dont chacun aura besoin à l’avenir pour pouvoir continuer à exercer son métier. »

  1. Ne pas oublier les plus de soixante ans !

« Le groupe des 60-64 ans est probablement le groupe de travailleurs le plus sous-estimé dans notre pays. Dommage, quand on sait que le gouvernement s’efforce d’atteindre un taux d’emploi de 80 %. Le pays se situe aujourd’hui à 72 %, on considère surtout les personnes en inactivité et les malades de longue durée et seulement 1 sur 3 des plus de 60 ans est encore en activité… »

Pourquoi ? Parce que le climat ambiant est peu favorable : « Les sexagénaires sont sans cesse sollicités pour savoir s’ils ont déjà préparé leur pension, s’ils mettent un peu d’argent de côté… ». Selon moi, nous devrions instaurer un cadre où il est agréable et normal pour eux de vouloir continuer à travailler pendant un certain temps, le cas échéant en bénéficiant d’un peu plus de flexibilité et d’équilibre. Ils possèdent de solides compétences et une longue expérience, contrairement aux inactifs que nous visons. »

Peut-être que le montant exonéré d’impôt pourrait être augmenté un peu chaque année à partir de l’âge de 60 ans. « Ce serait un signal positif pour eux de poursuivre. D’après notre centre d’études, cela ne coûterait pas si cher non plus. »

Le groupe des 60-64 ans représente probablement le groupe de travailleurs le plus sous-estimé dans notre pays. Dommage, quand on sait que le gouvernement vise un taux d’emploi de 80 %.

  1. Plonger dans l’intelligence artificielle

« Dans mon idéal du meilleur service, Agoria est en mesure de fournir une réponse à toutes les questions de fond de ses membres avant même de les poser. » Établir un lien pertinent entre l’IA et les nombreuses données dont dispose chaque organisation est en passe de devenir un défi stratégique pour tous les secteurs et toutes les professions.

« Agoria nous permet de combler le manque de connaissances et de proposer davantage de perspectives via des réseaux d’apprentissage, des cours de formation et d’autres expériences. »

Selon Bart Steukers, de nombreuses similitudes existent entre l’IA et l’approche passive de la cybersécurité : « Nous savons tous que c’est important. Mais comme la matière est très technique et difficile, nous la confions tout simplement aux informaticiens. Malgré la sensibilisation à son importance, les directions restent encore trop ignorantes en matière de cybernétique et d’IA. Les entrepreneurs et les managers de tous les secteurs doivent de toute urgence en savoir plus sur les potentialités révolutionnaires de l’IA. »

Établir un lien pertinent entre l’IA et les nombreuses données dont dispose chaque organisation est en passe de devenir un défi stratégique pour tous les secteurs et toutes les professions.

Ma citation préférée

« In the middle of difficulties lies opportunity » (la difficulté est source d’opportunités) – Albert Einstein. De nombreuses opportunités s’offrent encore à nous. Toute situation difficile présente des perspectives !

À propos d’Agoria

Agoria, la fédération de l’industrie technologique (membre de la FEB), rassemble, accompagne et représente plus de 2 000 entreprises technologiques des secteurs de la fabrication, du numérique et des télécommunications. Elle compte plus de 321 000 travailleurs et 200 collaborateurs dans nos bureaux de Bruxelles, Anvers, Gand, Liège et Charleroi.

Agoria accorde une place importante aux freelances. Vous le savez si vous avez lu nos publications précédentes. Agoria Techlancers propose aux experts IT et aux ingénieurs un réseau, un partage des connaissances et des formations.

« Nous ne le faisons pas seulement parce que l’IT est un groupe de métier en pleine expansion, constitué d’ » entrepreneurs » qui sont vraiment à la pointe de la nouveauté. Même nos sociétés membres du secteur de l’industrie manufacturière disposent à la fois de salariés et de freelances et sont en quête d’un juste équilibre entre les deux. Du fait de leur mentalité orientée projets, les freelances sont en mesure de convaincre les salariés de travailler ensemble sur un nombre grandissant de « projets d’entreprise. »

Est venu ensuite le tour d’évoquer le dernier événement annuel des membres ainsi que la publication de leur premier rapport sur la durabilité incluant une mesure de référence et une déclaration ferme d’engagement pour le secteur de la technologie.   Forte de cette « Technology for a better world”, l’organisation donne aussi le ton afin d’assurer un suivi systématique de l’impact dans 12 domaines.

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Philip Verhaeghe is een onafhankelijk governance adviseur en een freelance redacteur over ondernemerschap en bestuur voor vakbladen, bedrijven en organisaties. Onderzoekt zowel de nieuwste trends als de klassieke uitdagingen die het verschil kunnen maken in de bestuurskamer of het directiecomité. Is als freelance redacteur ook actief voor onder meer Bestuurder”, “Guberna” en “Etion”. Werkte als algemeen secretaris voor VKW, het Instituut voor Bestuurders, Corgo en RNCI. Voir tous les articles de Philip Verhaeghe