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Ann Cattelain, CEO de Federgon, l’affirme : Nous voulons redorer le blason du travail

« Nous entendons peser de manière plus proactive sur la politique relative à l’avenir du travail et ne plus nous limiter à des démarches juridiques. Je recherche particulièrement des solutions concernant les défis du marché du travail et les thèmes souvent intersectoriels que traitent nos dix commissions et plateformes. » La CEO Ann Cattelain déborde de projets pour la fédération Federgon dont elle est devenue la CEO il y a presque deux ans. Précédemment, cette maîtrise en droit y a été active pendant 22 ans au sein du service juridique, notamment en tant que Legal Director.

Un vent nouveau se lève sur l’organisation de Federgon : « Lors de notre assemblée annuelle du 17 mars, nous allons présenter un nouvel agencement complet de nos bureaux et de notre identité visuelle. »

Ann Castelein passe le plus clair de son temps dans de nombreuses réunions en distanciel et en présentiel avec des cabinets, des syndicats et d’autres protagonistes. Les échanges avec les membres occupent une place prépondérante. « Mais je réserve le vendredi libre intentionnellement pour les réunions internes, notre comité de direction et les entretiens réciproques avec les collaborateurs… » Elle se fait un plaisir de nous préciser ses trois priorités face à un marché du travail semé de bouleversements et de remises en question.

Voici l’épisode 7 de la série « Le CEO se dévoile ». NextConomy y discute avec des CEO de leur vision de l’avenir du travail. Comment voient-ils le monde du travail et le marché de l’emploi évoluer ? Comment réagissent-ils face aux opportunités et aux menaces ? Quelle est leur vision du monde ?

  1. Faire face à la pénurie de main-d’œuvre

La pénurie de main-d’œuvre qualifiée n’est pas un phénomène provisoire, mais permanent. « Si nous voulons maintenir notre sécurité sociale, il convient de faire passer d’urgence le taux d’activité à 80 %. Actuellement, en raison notamment de la démographie, il y a davantage de départs que d’arrivées. Il reste encore du pain sur la planche pour réintégrer les personnes inactives sur le marché du travail, mais le passage à un emploi à temps plein est également possible pour les travailleurs à temps partiel, à condition que nous investissions suffisamment dans les services de garde d’enfants. »

Gouvernements de tout bord et partenaires sociaux doivent vraiment faire un geste maintenant ! Avec un peu de chance, ils abandonneront le modèle conflictuel. Fini de porter des œillères ! Vive le changement de mentalité !

Aujourd’hui, les cotisations sociales destinées à notre système de sécurité sociale, certes sûr, mais coûteux, sont versées par un nombre beaucoup trop restreint de personnes actives. « Nous ne devons pas faire l’autruche ; il est vraiment urgent de changer les choses. « Gouvernements de tout bord et partenaires sociaux doivent vraiment faire un geste maintenant ! Avec un peu de chance, ils abandonneront le modèle conflictuel. Fini de porter des œillères ! Vive le changement de mentalité ! »

Federgon souhaite participer au débat social dans un esprit constructif et propose des solutions en matière d’outplacement, de formation continue, de parcours de transition, de flexibilité, de mobilité sur le marché du travail, de (ré)intégration des personnes handicapées…

  1. Osez l’innovation

Notre secteur doit lui aussi se numériser davantage pour privilégier l’aspect humain. Notre dynamique département HR-Tech établit une bonne connexion entre les nombreuses start-ups et nos membres historiques. Nous nous inspirons mutuellement. Le département affiche avec fierté son projet “WorkID”, « une carte d’identité électronique comportant le portefeuille de travail en cours de chaque intérimaire.” Cette initiative devrait réduire la charge administrative, tant pour l’intérimaire lui-même que l’agence. »

Mais l’« innovation » chez Federgon, c’est aussi et surtout proposer des idées nouvelles et ambitieuses visant à mieux valoriser la guidance, à encourager la formation (comme le compte de formation individuel), à accorder une attention plus soutenue au bien-être » (ou bonheur au travail) de chaque travailleur et proposer de véritables parcours professionnels.

  1. Donnez une chance à la flexicurité !

Les employeurs et les syndicats devraient oser réfléchir ouvertement à ce concept moderne qui lie le besoin de flexibilité au besoin de sécurité. Ce terme élégant de « flexicurité » devrait aussi recevoir plus de déclinaisons pratiques en Belgique. « Nous pensons, par exemple, au project sourcing, où les entreprises peuvent acquérir un savoir-faire et une expertise ponctuels. Les travailleurs du Projectsourcing combinent la sécurité d’un contrat fixe auprès d’une agence de project sourcing avec la flexibilité de travailler sur des projets variés dans différentes entreprises. Ou encore, pensez à la formule du travail intérimaire proposant des contrats à durée indéterminée. Les jeunes informaticiens ne sachant pas encore exactement de quoi ils ont envie se voient offrir un contrat à durée indéterminée par une agence d’intérim. Ils découvrent ainsi des missions diverses dans des secteurs distincts et peuvent ensuite faire le bon choix de carrière. »


La flexicurité et le modèle de marché transitionnel du travail

Le modèle TAM

À la fin du siècle dernier, Günther Schmid, du Wissenschaftszentrum de Berlin, a développé un modèle du marché du travail qui a depuis été utilisé par de nombreux chercheurs et décideurs politiques. Il s’agit du modèle du marché transitionnel, ou modèle MTT en abrégé.

Ce modèle MTT repose sur l’hypothèse, peut-être idéaliste, que l’emploi peut être créé pour tous. Cet indice se traduit alors par un nombre moyen d’heures de travail sur l’ensemble de la carrière d’une personne. Pour y parvenir, les individus doivent régulièrement changer de poste (transitions) au cours de leur carrière. Ces transitions régulières augmentent la flexibilité et la mobilité des individus sur le marché du travail. Et cela favorise à son tour la compétitivité des entreprises et la croissance économique.

À découvrir aussi : Flexicurity en het model van de transitionele arbeidsmarkt

En savoir plus ? Venez assister à la soirée-débat ZiPconomy et NextConomy : « Transitions. Le travail coûte que coûte »,le 23 mars 2022 à 19 h 30 à deBuren à Bruxelles (session en Néerlandais).


Les phrases incontournables

 « Le travail ? Que du positif ! » Ou : Combien de temps DEVEZ-vous encore travailler ? Quand AVEZ-vous DROIT de prendre votre retraite ? »  Ces propos sont entendus de temps à autre, mais sont inappropriés. Federgon entend faire en sorte que la bonne personne soit au bon endroit. Source de bien-être et de revenus, le travail donne un sentiment d’utilité, un sens à la vie et représente une fenêtre sociale sur le monde. »

Ce qui nous ramène au thème de l’intégration à long terme des personnes handicapées et la question légitime : « Que pouvez-vous encore faire, plutôt que qu’est-ce que vous ne pouvez plus faire ? Sous la supervision attentive d’un de nos membres experts, ces personnes ont notamment l’occasion de montrer ce qu’elles peuvent (encore) faire. “Je veux vraiment tout mettre en œuvre pour redorer le blason du travail”, conclut la CEO Ann Cattelain.

Source de bien-être et de revenus, le travail donne un sentiment d’utilité, un sens à la vie et représente une fenêtre sociale sur le monde.

Combien de temps DEVEZ-vous encore travailler ? Quand AVEZ-vous DROIT de prendre votre retraite ? »  Ces propos sont entendus de temps à autre, mais sont inappropriés. Source de bien-être et de revenus, le travail donne un sentiment d’utilité, un sens à la vie et représente une fenêtre sociale sur le monde. » 

À propos de Federgon

La fédération belge Federgon vzw regroupe plus de 600 médiateurs privés de l’emploi et prestataires de services RH aux entreprises, aux travailleurs ou aux demandeurs d’emploi. Federgon représente les intérêts des membres fédéraux et régionaux auprès de nombreux gouvernements, commissions, organes consultatifs, administrations et fédérations d’employeurs. Federgon informe et conseille ses membres sur tous les progrès pertinents potentiels, y compris les changements réguliers en matière de droit social.

Comme le centre de connaissances de Federgon dispose de toutes les données d’activité régulière de ses secteurs, il peut également analyser les tendances du marché du travail à travers des études et des rapports. En définitive, Federgon est bien plus que la simple organisation du travail intérimaire. Neuf autres secteurs entrent en ligne de compte : Outplacement, Learning&Development, Interim Management, « Recruitment, Search & Selection », services aux particuliers, Project sourcing, Wellbeing, accompagnement professionnel et HR Tech.

 

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Philip Verhaeghe is een onafhankelijk governance adviseur en een freelance redacteur over ondernemerschap en bestuur voor vakbladen, bedrijven en organisaties. Onderzoekt zowel de nieuwste trends als de klassieke uitdagingen die het verschil kunnen maken in de bestuurskamer of het directiecomité. Is als freelance redacteur ook actief voor onder meer Bestuurder”, “Guberna” en “Etion”. Werkte als algemeen secretaris voor VKW, het Instituut voor Bestuurders, Corgo en RNCI. Voir tous les articles de Philip Verhaeghe