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Clara Lefèvre

Conseils pour une annonce freelance qui percute

Vous cherchez un freelance pour une mission précise ? Avant de rédiger votre annonce, pensez à chausser les godasses de votre futur candidat. Vous le verrez, on ne s’adresse pas à un freelance comme à un salarié. Pour Clara Lefèvre, copywriter et ghostwriter RH, “il s’agit davantage de sceller une collaboration que de recruter”. Une annonce freelance qui percute ? Suivez le guide…

Si l’on connaît ou maîtrise déjà les techniques de rédaction d’une offre d’emploi “standard”, destinée à un futur salarié, qu’en est-il de l’annonce de mission pour un freelance  ? Même si la transparence et la clarté, le choix de mots impactants et de formulations simples restent des basiques, l’approche est sensiblement différente. Travailler avec un freelance c’est apprendre à décloisonner son monde, à sortir de la relation patron-employé et à adapter ses pratiques managériales.

Faites sentir à votre futur collaborateur freelance que vous avez cerné sa valeur ajoutée. Tout commence au travers d’une annonce qui l’atteindra en plein cœur.

Prendre le temps

D’abord juriste en droit du travail et recruteur dans un cabinet de conseil, Clara Lefèvre  décide de troquer le “marteau” contre la plume pour devenir copywriter full time. A trente ans, elle vit de l’écriture et accompagne les acteurs du monde RH dans leur stratégie de communication… Comme l’optimisation de leurs offres d’emploi. « Dans mon parcours de recruteur, j’ai vu qu’il y avait un véritable sujet sur les annonces, qu’elles étaient souvent considérées comme inutiles. On demande aux recruteurs de travailler les annonces mais on leur demande aussi d’y consacrer le moins de temps possible. Conséquence ? Le rendu est très superficiel et cela se ressent au moment de candidater. »

Réfléchir à la notion de candidat idéal

Notre experte estime qu’on sous-estime trop souvent l’impact de l’écriture sur la motivation du candidat. Cette discordance traduirait un manque de compréhension de ce qui est en jeu. « D’une fiche de poste à une autre, les missions sont plus ou moins les mêmes. Elles sont bien entendu améliorées, valorisées, mais ce n’est pas l’élément différenciant. Ce qui l’est c’est l’intention derrière, savoir à qui l’on s’adresse, réfléchir à la notion de candidat idéal, de matching avec le poste, d’environnement de travail… »

Le recruteur qui propose une mission doit donner envie : traiter le freelance non pas comme un candidat mais comme un prestataire externe.

Comprendre l’environnement freelance

Clara Lefèvre bosse dans l’écriture autant que dans la psychologie humaine. Elle possède une capacité d’écoute et de perception des gens qu’elle peut mettre à profit, chaque jour, dans son métier. Elle parvient parfaitement à saisir les contours du freelance qui, avant tout, à l’âme d’ « un auto-entrepreneur. Dans un contexte de recherche du candidat idéal, le freelance devrait presque être traité comme une entreprise. Il faut bien avoir en tête qu’intégrer un freelance c’est intégrer quelqu’un qui a déjà son environnement de travail, qui a ses propres problématiques.

Je pense que le recruteur qui propose une mission doit donner envie et donner envie c’est, selon moi, traiter le freelance non pas comme un candidat mais comme un prestataire externe, un peu à la manière du consultant dont on attend des recommandations, de la force de proposition. Il ne s’agit pas seulement d’un travail exécutif. L’entreprise a trop vite fait de confondre recrutement d’un salarié et intégration d’un externe. »

Il y a également une question d’investissement-prix. Pour qu’un freelance s’investisse, il y a le sens et l’attractivité de la mission qu’on lui propose mais il y a aussi le prix.

Miser sur la collaboration

Au-delà de donner des conseils et des outils pour optimiser la rédaction d’une annonce, il faut donc partir du postulat que le freelance s’inscrit dans une relation de collaboration avec l’entreprise. La connaissance du freelancing doit absolument trouver un ancrage dans le texte.  « Avant, les gens qui ne parvenaient pas à obtenir de cdi exécutaient des petites missions freelances pour vivre. Aujourd’hui, la tendance s’est renversée. À côté d’un statut qui prend de l’ampleur, les grandes organisations peinent à suivre, freinées par de vieux stigmates. On ne cherche pas à attirer et à fidéliser le freelance de la même manière qu’une personne qui a vocation à rester. Il y a également une question d’investissement-prix. Pour qu’un freelance s’investisse, il y a le sens et l’attractivité de la mission qu’on lui propose mais il y a aussi le prix. »

Donner à voir

« Au même titre que la rédaction d’une offre d’emploi pour un candidat salarié, il est important voire nécessaire de considérer le freelance comme un prospect et, dans ce cadre, de l’amener à se projeter. » continue notre copywriter aguerrie. Une annonce attractive est une annonce qui raconte une histoire, qui donne au candidat de quoi se projeter, de quoi savoir s’il détient les compétences et tous les acquis nécessaires pour se lancer dans l’aventure “entreprise”.

Parmi les twist à apporter à une annonce, une description détaillée de la mission mais aussi de l’organisation et de ses attentes profitera sans nul doute aux deux parties. L’une affichant clairement ses intentions, l’autre identifiant en une lecture si le job est le bon à l’aune de ses ambitions. Personne ne perd son temps. Donnez donc à voir et “projetez” votre prospect sur ce que vous voulez lui confier. A l’inverse, soyez curieux de le découvrir, d’appréhender son mode de vie, intéressez-vous à ce qui l’entoure.

Attirer avec transparence

La lecture d’une annonce peut susciter de nombreuses réactions : l’enthousiasme, la curiosité mais aussi la fuite, la panique… Pour ne pas noyer le freelance, le perdre dans une liste de tâches à rallonge ou encore dans un jargon trop inspiré “West Coast”, allez à l’essentiel. Sans rien négliger de l’essentiel. « Il y a un juste équilibre à trouver dans la description d’une mission. Les détails sont importants mais il ne faut pas tout dire dès le départ, ils arriveront bien assez tôt.

Par contre, si une entreprise vit une situation bouleversante, un rachat, une cession, un changement de direction, je pense qu’il faut être clair là-dessus et ne pas trop user d’expressions galvaudées telles que ‘dans un contexte de grandes mutations’… ‘Clarity over cleverness’ comme on dit ». N’ayez donc pas peur des mots mais n’effrayez pas non plus, soyez juste, soyez clair.

Continuez sur votre lancée :

Créatrice de contenus, Anne-Sophie est passionnée d’écriture, curieuse et captivée par le pouvoir des mots. Des fenêtres qui ouvrent et éclairent nos communications. Freelance, elle met sa plume au service de l’entrepreneuriat et questionne les nouvelles tendances RH. L’avenir du travail, un sujet qui n’a pas fini de faire couler son encre… Anne-Sophie is een content creator, gepassioneerd door schrijven. Ze is nieuwsgierig, geboeid door de kracht van woorden en zorgt voor deuren die opengaan en onze communicatie vergemakkelijken. Als freelancer gebruikt ze haar pen voor ondernemerschap en stelt ze nieuwe HR-trends in vraag, zoals de toekomst van werk, een onderwerp waar nog steeds veel over wordt geschreven ... Voir tous les articles de Anne-Sophie Debauche