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Œuvrer en faveur d’une réintégration maximale des personnes en incapacité de longue durée. Federgon propose un plan d’action.

La Belgique compte près d’un demi-million de personnes en incapacité de longue durée. L’activation de ce groupe cible est une priorité absolue. Le cadre juridique actuel des projets de réintégration en la matière ne permet toutefois pas d’obtenir suffisamment de résultats. Federgon a élaboré un plan d’action assorti de recommandations concrètes.

Quelle définition apporter à l’incapacité de travail ?

L’incapacité de travail concerne les travailleurs salariés, les demandeurs d’emploi, les travailleurs indépendants et les ouvriers mineurs qui ne peuvent plus travailler à cause d’une maladie ou d’un accident ont droit à des indemnités d’incapacité de travail.

Si la personne est en incapacité de travail depuis moins d’un an, mais la période couverte par le « salaire garanti » est terminée, on parle d’incapacité primaire. En cas d’incapacité de travail depuis plus d’un an, on parle d’invalidité ou d’incapacité de travail de longue durée.

Qu’elles appartiennent à la catégorie des salariés, des chômeurs ou des indépendants au sein du groupe des personnes en incapacité, les personnes en incapacité font partie du groupe des « inactifs ».

L’incapacité de longue durée en chiffres

Le gouvernement fédéral de notre pays veut atteindre un taux d’emploi de 80 % d’ici 2030. Il s’agit d’un objectif très ambitieux, surtout si l’on tient compte des chiffres relatifs à l’incapacité de longue durée. En quatre ans, le nombre de personnes en incapacité de longue durée est passé de 390 765 à 467 884 (6,7 % de la population en âge de travailler), soit une augmentation de 20 %. Le nombre de burn-out et de dépressions a même augmenté de 40 % au cours de la même période.

Selon la Cour des comptes, le coût des allocations en matière d’incapacité de travail a augmenté, en 2019, pour atteindre 9,3 milliards d’euros. C’est 2 milliards d’euros de plus qu’en 2015.


En quatre ans, le nombre de personnes en incapacité de travail de longue durée est passé de 390 765 à 467 884 personnes (6,7 % de la population en âge de travailler) et le coût des allocations d’incapacité de travail à 9,3 milliards d’euros (2019).


Chiffres supplémentaires

Federgon a commandé une étude indépendante à IDEA Consult. Elle dépeint un tableau plus précis de la situation. Ainsi,

  • le groupe des personnes en incapacité de travail de longue durée poursuit sa progression et a doublé au cours des 12 dernières années,
  • une personne en incapacité de travail de longue durée sur trois souffre de troubles psychiques (36,1 % en 2020).
  • des profils se retrouvent en surnombre dans ce groupe : 94,1 % des personnes en incapacité de travail de longue durée sont des salariés ou des chômeurs, tandis que les indépendants ne représentent qu’une part de 5,9 % (chiffres de 2020).
  • l’incapacité de longue durée est d’une durée moyenne 7,5 ans. Plus de 90 % des personnes en incapacité de longue durée conservent ce statut. Revenir sur le marché du travail reste donc très improbable.
  • en 2019, le gouvernement a versé un montant de 6,5 milliards d’euros d’allocations. Les allocations de chômage, par comparaison, n’ont représenté « que » 4,6 milliards d’euros. La perte de recettes provenant des impôts directs et indirects s’est élevée à plus de 15 milliards d’euros.

Comment la Belgique se situe-t-elle par rapport aux autres pays européens ?

La Belgique compte une proportion relativement élevée de personnes qui ne travaillent pas en raison d’une maladie ou d’une invalidité de longue durée : 5,9 %. Cette part était en 2019 supérieure de près de 50 % à la moyenne européenne qui elle est de 4 %. Seuls deux pays européens, le Danemark et les Pays-Bas se sont moins bien classés ,en 2019, que la Belgique (avec des pourcentages respectifs de 7,1 et 6,7 %).

À noter que les Pays-Bas et le Danemark ont tous deux un taux d’inactivité global bien inférieur à celui de la Belgique (31 %), à savoir 20,9 % au Danemark et 19,1 % aux Pays-Bas.

Recommandations au sortir de l’enquête

Au vu de ces chiffres, force est de constater que pour couper à la racine l’incapacité de travail de longue durée, il importe de mettre davantage l’accent en politique sur la réintégration.

Les chercheurs d’IDEA Consult formulent, entre autres, les recommandations suivantes :

  • investir dans des politiques préventives et un travail faisable
  • une politique d’activation ambitieuse, où le coût ne doit pas constituer un obstacle à un accompagnement de part en part pour les personnes en incapacité de travail de longue durée.
  • suppression des obstacles financiers pour les personnes en incapacité de travail de longue durée et les employeurs
  • passer de la connotation négative du terme « incapacité » à « potentiel » (lire : des limites aux possibilités).
  • soutenir les employeurs dans leur rôle clé d’activateur
  • proposer des services individuels grâce à un réseau de partenaires spécialisés

anticiper, investir, activer et intégrer.


Federgon propose un plan d’action

Anticiper, investir, activer et intégrer. En s’appuyant sur ces quatre piliers, Federgon a élaboré un plan d’action visant à réduire de manière drastique le nombre de travailleurs en incapacité de travail de longue durée et à les ramener sur le marché du travail. Voici la présentation de ces piliers :

  • Anticiper : mener une politique préventive par une approche multidisciplinaire, comprenant des campagnes de sensibilisation, des chèques emploi service et un accompagnement professionnel.
  • Investir : un travail individuel permet de concevoir un parcours de réintégration inclusif et adapté à chaque personne, par exemple à l’aide d’un chèque de réintégration.
  • Activer : un esprit d’ouverture ouvre la voie à diverses pistes de reprise du travail, tant auprès de l’employeur actuel que d’autres. Les obstacles financiers doivent être aussi supprimés autant que faire se peut pour les salariés et les employeurs.
  • Intégrer : a mise en commun de l’expertise médicale et de celle du marché du travail s’avère importante afin d’exploiter toutes les possibilités et opportunités de réintégration. Partager ces connaissances fait progresser chacune des branches concernées. Quels sont les outils de réintégration disponibles ? Comment les certificats médicaux peuvent-ils faire le lien avec les prestataires de services du marché du travail ? Et comment les médecins peuvent-ils être soutenus par des partenaires spécialisés ?

Sur un marché du travail en quête de talents, rien ne justifie de ne pas investir dans la réintégration des personnes en incapacité de travail. Tous les intervenants vont en retirer des avantages. Il est temps d’agir !

 

Cet article s’est inspiré de « Tomber, se relever et reprendre pied sur le marché du travail » de Federgon Lire l’article intégral. Lire l’article intégral.

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Geert Vancauwenberge
Na een loopbaan van 25 jaar bij een toonaangevende vakinformatieleverancier startte Geert in 2019 als freelance copywriter-eindredacteur-vertaler, met een specialisatie in B2B-content en promotionele communicatie in onder meer hr, finance, tax, accounting, legal en HSE. Onder het motto ‘Easy reading is hard writing’ tovert hij brondocumenten en onderzoeksrapporten om tot vlot geschreven nieuws- en contentartikels. Après une carrière de 25 ans chez un éditeur d'informations professionnelles bien connu, Geert se lance en 2019 comme rédacteur-traducteur freelance, spécialisé dans le contenu B2B et les communications promotionnelles pour les rh, la finance, la fiscalité, la comptabilité, le droit et HSE. Sous le motto ‘Easy reading is hard writing', il vulgarise des documents sources et rapports d'études en articles d'actualité et de contenu. Voir tous les articles de Geert Van Cauwenberge