« L’avenir sera flexible ou ne sera pas ! », Laurent-Philippe Ham, CEO Beelance

Beelance, la plateforme en ligne belge qui simplifie les échanges entre les freelances du secteur IT/numérique et les entreprises privilégie le “perfect match” entre les talents IT parsemés et les entreprises qui souhaitent recruter des professionnels IT en toute flexibilité. Laurent-Philippe Ham est cofondateur et CEO de cette jeune startup, qui compte déjà 11 personnes à son bord. Voici ses 3 leçons et sa vision sur la dynamique du marché de l’emploi.


Cet article fait partie de la rubrique de NextConomy « Un.e CEO se dévoile », un espace où les CEO évoquent leur vision de l’avenir du travail. Comment voient-ils le monde du travail et le marché de l’emploi évoluer ? Comment réagissent-ils ? Y voient-ils une opportunité ou plutôt une menace ? Quelle est leur vision du monde ?


Leçon n° 1 : restez toujours à l’écoute des besoins de vos clients

Je suis toujours à l’écoute des besoins de notre communauté de freelances. Je transpose leurs demandes non seulement en produits et services, mais aussi en un écosystème de partenaires. Nos prestations et meilleurs services doivent faciliter la vie administrative des freelances. Interaction et réseautage sont aussi au rendez-vous !

Les attentes des entreprises font aussi partie de notre champ de préoccupations. Parce qu’une plateforme présente toujours deux côtés qui doivent être en équilibre. Inutile de réunir 10 000 freelances autour de 10 emplois disponibles.

La première préoccupation de tout freelance est bien sûr de pouvoir décrocher un travail ou une mission. Il s’agit, dans un second temps, de mise en réseau, d’interactions et d’un écosystème ou d’une communauté. Beelance tient à réaliser un « outil de gestion des freelances » complet, et pas seulement une plateforme de marketing à leur attention.

Leçon n° 2 : l’avenir est à la flexibilité

L’avenir sera flexible ou ne sera pas. Un constat qui s’applique certainement à notre secteur des TIC. La souplesse est vraiment la clé de toute collaboration à long terme. Un client ne peut jamais offrir aux IT freelances une « finalité » complète, car chaque freelance est animé par sa propre motivation, cherche et trouve des solutions.

Les entreprises du secteur IT ont conscience qu’elles doivent miser sur le talent et non sur le statut de salarié ou freelance. La situation professionnelle n’est qu’un outil. Beelance veut donner au freelance flexible un maximum de garanties professionnelles et limiter les risques sociojuridiques au minimum. Une « ubérisation » de notre marché ne nous est d’aucune utilité.

Leçon n° 3 : le travail à distance comme réponse à la pénurie de talents

La demande de talents dans le secteur IT est très forte. Le vivier de talents IT est, néanmoins, restreint et tout le monde va « pêcher » au même endroit. Une flexibilité maximale et le télétravail sont alors vraiment indispensables. Nous réalisons que nous avons besoin d’étendre notre rayon d’action. Nous sommes désormais implantés au Luxembourg et en Suisse.

Afin de poursuivre notre croissance qualitative, nous envisageons un « système d’évaluation peer to peer » : les nouveaux freelances flexibles pourront être recommandés par les « Beelancers ».

Avant la pandémie de coronavirus, tout le monde évoquait le télétravail. Nous savons, désormais, de quoi il retourne. La technologie a changé radicalement nos habitudes. Il s’agit aussi d’une histoire de maturité. Davantage d’interactions avec des outils qui les accompagnent est primordial. La technologie doit être au service de l’individu et non l’inverse.

Nous allons poursuivre notre action de proximité et essayer de rester le plus local possible. Nous devons limiter notre dépendance économique et industrielle vis-à-vis des autres pays. L’informatique est un langage mondial : tout le monde dans le secteur « parle » Java ou Oracle Travailler à l’échelle mondiale fait partie intégrante de notre secteur. Nous avons donc affaire à deux forces contradictoires.

Mon leitmotiv

Votre leitmotiv en votre qualité de manager ? L’ego est à bannir. Autant s’entourer de personnes compétentes et les écouter. Être ignorant, échouer ou trébucher ne me fait pas peur. Je me consacre à notre stratégie et à nos projets de partenariat. Selon moi, je devrais moins me fier à mon intuition, mais davantage à ce que les données ont à dire. Une solide gouvernance en la matière sera essentielle pour nous !

 

En savoir plus sur Beelance

Philip Verhaeghe is een onafhankelijk adviseur en een freelance redacteur voor vakbladen, bedrijven en organisaties. Focusseert op ‘ondernemen’ in al zijn vormen: van de legaltech start-up tot en met maatschappelijk verantwoord investeren. Onderzoekt zowel de nieuwste trends als de klassieke uitdagingen die elke dag opnieuw het verschil kunnen maken in de bestuurskamer of het directiecomité.

Is als expert ‘deugdelijk bestuur’ verbonden aan Etion en Toolbox. Werkte als algemeen secretaris voor VKW, het Instituut voor Bestuurders, Corgo en RNCI.

Always in for a game of chess or a tweet.

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