Ne pas travailler plus mais mieux : les 100 conseils de Giles Daoust

CEO de l’entreprise familiale et de sa propre société de production, Giles Daoust, un workaholic assumé, offre ses précieux conseils à tous les (jeunes) entrepreneurs qui souhaitent travailler mieux sans sacrifier de pages dans leur agenda. Rencontre.

Dans le grand bain de l’entrepreneuriat, Giles Daoust a plongé très tôt. Il a 23 ans à peine quand il décide de créer Title Media, sa propre société de production audiovisuelle. Un défi relevé avec brio. Auteur, réalisateur, chroniqueur…, les statuts s’empilent. Depuis 2015, il est également CEO de Daoust, l’entreprise familiale de Ressources Humaines. Les casquettes autant que les succès se multiplient. Et s’il parvient progressivement à allier les sphères de compétences c’est sans compter sur une certaine organisation, « un peu militaire » dans laquelle « il faut essayer d’optimiser la gestion du temps en découpant son agenda, en apprenant à dire non et en choisissant l’activité essentielle sur laquelle porte son attention. ». Il nous en dit plus.

Des 10 commandements aux 100 conseils

A l’aube d’un double passage, l’arrivée de la quarantaine et le cap des 20 ans d’entrepreneuriat, Giles Daoust décide de publier le résultat d’une réflexion personnelle, un petit livre qui recueille 100 conseils pour les entrepreneurs en quête de mieux. « Je me suis rendu compte, à un moment donné, que mon organisation n’était pas optimale, que j’avais empilé trop d’activités les unes sur les autres. De mon côté, j’ai naturellement commencé à écrire ce que je pensais être les 10 commandements. Des commandements qui ont évolué en nombre et qui m’ont permis de mieux gérer mon temps. ». L’envie de partage se faisant grandissante, le jeune quadra n’hésitera pas à faire de l’ordre dans ses notes personnelles et à destiner son écriture à tous les entrepreneurs faisant face aux mêmes défis.

L’organisation personnelle au cœur de son ouvrage

« Le bouquin est à destination des entrepreneurs, des indépendants, des professions libérales ; c’est-à-dire toutes les personnes qui ont une certaine latitude dans l’organisation de leur agenda ou de leur entreprise. ». Il s’agit, en quelque sorte, d’une boîte de suggestions pour les aider à développer une organisation personnelle optimale, des collaborations fructueuses et une gestion du stress efficace. Notre passionné de travail soutient, à force de vécus, qu’un bon agencement de son temps permet d’être performant en tout, de donner le meilleur de soi et de ne, justement, pas tomber dans les travers du workaholic. « Il y a mille façons d’interpréter mes 100 conseils et si chacun en retire quelques lignes directrices et les intègre à sa sauce quitte à procéder complètement différemment, j’en suis plus que ravi. » ajoute le CEO de Daoust.

Un mot aux freelances

Et s’il peut éclairer le freelance en devenir, statut qui nous intéresse particulièrement, Giles Daoust n’hésite pas à aller dans le détail. Selon lui, se lancer dans le freelancing exige de savoir cerner ses capacités et son domaine de compétence. En effet, « la société qui engage un freelance va vouloir obtenir une valeur ajoutée rapidement et accéder à des compétences relativement immédiates. ». Le freelance doit construire un plan d’action, structurer son approche et garantir des résultats probants de sorte à marquer les esprits. Il conclut par l’importance de rester humain, d’enlever les barrières consolidées par la peur du rejet afin de faciliter l’intégration à une équipe.

Chaque jour, chaque semaine, chaque mois ou encore chaque année, il s’agit de choisir une chose tellement importante qui, si elle est réussie, compensera tout le reste

‘The One Thing’ à retenir

Grandir au milieu d’entrepreneurs crée forcément un contexte, des influences. Si Giles Daoust a pu compter sur un entourage bienveillant et des professeurs encourageants, il admet que l’entrepreneuriat n’était pas une thématique très vivante à l’époque de son parcours universitaire à Solvay. « Il n’y avait pas encore d’incubateur à proprement parler, j’ai participé aux premières initiatives avec Solvay Entrepreneurs et la Start Academy ». Aujourd’hui, les succès stories ne font que croître, les bouquins de développement personnel ou de business se font une place au royaume de nos lectures. « Le livre ‘The One Thing’ de Gary Keller est une référence actuelle qui m’a fortement marqué. La méthode One Thing consiste à définir son activité essentielle. Chaque jour, chaque semaine, chaque mois ou encore chaque année, il s’agit de choisir une chose tellement importante qui, si elle est réussie, compensera tout le reste ». Un conseil qui ne manque pas d’être rappelé dans son nouvel ouvrage.

Et si…

Et s’il pouvait prendre un café avec un personnage historique célèbre, Giles Daoust mentionne avec enthousiasme Henry David Thoreau. Ecrivain et philosophe américain de la fin du 18ème siècle, il a notamment écrit « La Désobéissance Civile », un livre qui fait écho des siècles après, à la crise sanitaire que nous connaissons. « Ce n’était ni un entrepreneur, ni un scientifique mais il s’est beaucoup questionné sur la notion de liberté individuelle, sur l’indépendance de l’Homme par rapport à la société en général avec une vision assez naturaliste, une approche finalement très moderne. ». Cette idée d’échange inspire notre entrepreneur chevronné et nous en dit un peu plus sur l’homme qu’il est, derrière le statut.

« Workaholic : 100 conseils pour les (jeunes) entrepreneurs qui veulent travailler mieux » de Giles Daoust, est disponible gratuitement sur simple demande à l’adresse books@daoust.be N’hésitez pas !